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Les pages rêveries (poèmes)

Liberté chérie


Une nouvelle d'anticipation en cours d'écriture, imaginant une révolution qui veut établir une liberté presque totale des moeurs.
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Rêves du futur- Liberté chérie".

Illustrations du blog

Merci infiniment à Bérangère qui a gentiment accepté que je reproduise quelques unes de ses oeuvres sur ce blog afin d'illustrer mes textes. Il me semble que nos univers se rejoignent.

N'hésitez pas à aller vous promener sur ses sites :

- son myspace : http://www.myspace.com/berangered

- Son site de maquillage artistique avec de magnifiques photos : http://www.berangered.book.fr/

- le site présentant ses oeuvres picturales : http://berangered.fr/index.htm

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 00:14
Sur le Nil        Règnent       Les nouveaux crocodiles
Côté face religieux                    Militaires côté pile
Pour eux                       La vérité c'est le mensonge
Tout un pays dans les songes

Sur le Nil suis la ligne     Pour ne pas qu'ils t'alignent
Sur la ligne du front                    Devant le peloton
Execution    Pas un son    La liberté c'est l'esclavage
Tout un pays dans un carnage

Les vertueux sont des affreux         Qui font les lois
Ne croyez pas qu'ils aient la foi          Ils ont les lois
Pour eux                         L'ignorance a force de loi
Mais Loubna porte un pantalon

Pantalon-Revolution.jpg

Loubna porte un pantalon ? Et c'est la révolution !
Vous l'arrêtez ?   Elle est ravie !   La condamnez ?
Pauvres abrutis         Par vos propres mensonges !


Loubna               C'est Loubna
Ni Thérésa              Ni Fatima
Les croix, les fatwas ne la feront pas filer droit

Son métier c'est                       Loubna le signe
Ecrire en dehors des lignes          Dans la marge
Pas en bas de page         Que la loi des oulemas
Leur sharia                         Loubna n'y croit pas

Elle est elle       Elle ne suit pas la ligne
La ligne du parti       La ligne du journal
La ligne des frontières     La ligne jaune
Les lignes du cahier sur lesquelles écrire
Les lignes du corps    A ne pas montrer ?
  Elles ne les connaît pas

Elle                    est                   elle
Et ses yeux tirent des balles assassines
Admirable amiral  Fatale Cette femme
Fusille d'un mot les hommes aux fouets

Les juges sont jugés
La liberté n'est pas la foi
La liberté a tous les droits

Elle                        est                         elle
Tirez l'alarme        Car son arme est en acier
Rien ne la fera plier, rien ne la fera changer
Son sourire est aiguisé

Vous l'ignorez mais Loubna sait : la liberté ne vous craint pas
La liberté c'est être soi               Comme Loubna est Loubna
Vous l'ignorez mais Loubna sait                  Elle a déjà gagné
Versez vos larmes de crocodiles      Et regardez passer le Nil

Remisez donc la foi que vous ne suivez pas
Oubliez donc les lois que vous n'appliquez pas
Regardez-la, la foi, elle l'a ! Allah la suit là où elle va
Vous n'êtes que des pantins de mauvais aloi !


Illustration : Sébastien Delfino
Par Dimitri Patchev - Publié dans : Rêves du Soudan - Communauté : L'âme du poète
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /2009 00:28

La vie parfois prête à sourire, pour deux gamins dans un jardin, regardant un lapin courir devant le gros chat du voisin.

Le chat, qui aimait le lapin, le regardait bondir au loin, pour atterrir droit dans sa cage.

Le lièvre appréciait le chat qui, ronronnant, allongé là, rêve aux poissons, jamais ne nage.

« Lequel des deux a tord ? » se demandaient les deux gamins, sans pouvoir n'en choisir aucun : sous le soleil, dans ce jardin, l'herbe n'a pas le goût du foin et le chat doucement s'endort.

 

La vie parfois prête à sourire, pour deux gamins qui s'aiment bien et qui peuvent jouer, sans rire, au jeu du chat et du lapin.

Fort comme un gosse, à la marelle, visant le ciel de son corps frêle, il retombait parfois sur terre, serrait les dents, faisait le fier, criait contre le gros cailloux qui lui a rougi le genou, comme un homme ignorait ses bosses, bondissait toujours vers le ciel.

Je le suis de mes yeux rêveurs. Il me regarde, un peu moqueur. Il n'a pas peur. Je n'ai plus peur. Nous sourions de bon cœur.

 

Je ne joue plus à la marelle mais je saute encore à la corde, pour voir, dans ses jolies prunelles, briller les feux de milles fjords.

Je le suivrai jusqu'au collège, jusqu'au lycée, jusqu'à l'hospice. Je le suivrai dans son manège et je suivrai ses yeux d'épices.

Moi, qui ne suis qu'en maternelle, à lui, le grand, lui qui m'accorde sa protection si naturelle, de mes baisers, moi, je le borde.

 

Avec sa croix autour du cou et ses idées un peu d'hier, moi, qui ne croirai plus beaucoup, je le suivrai en libertaire.

Avec sa course après le temps, lui chevalier, moi le manant, avec sa règle infranchissable, je le suivrai en indomptable.

Je le suivrai où je le mène. Où il ira, moi je l'emmène. Je le suivrai dans son jardin et il me suivra dans le miens.

Je le suivrai car c'est mon homme. Je le suivrai : je l'aime à mort. Depuis un an qu'il me fait rire. Il met ma vie dans un sourire

Par Dimitri Patchev - Publié dans : Les rêveries du coeur endormi - Communauté : L'âme du poète
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 19:54
Au marais de la plage
Sur le sable échouée
Entre deux fleurs sauvages
Une branche effeuillée

J'entends les vagues
Dire à mon âme
Que ma vie d'âne
N'est qu'une blague

Au marais de la plage
Dans le creux d'une dune
J'entends le gros bourdon
Et le cri du crapeau

Le papillon
Sur un roseau
Comme une plume
Sur le rivage

Avant que le soir ne tombe
Avant d'être dans la tombe
Une seconde
Au soleil

Au marais de la plage
Endormi par l'été
Je deviens soudain sage
J'en arrive à rêver

J'entends le vent
Qui me murmure
La vie ne dure
Qu'un court moment

J'oublie...
Le bruit du métro...
Le train-train du tram...
Et la course des rames...
Et les vols de vélos...

J'oublie...
Le cri du réveil...
Le tic-tac du temps,
Qui me rend somnolent,
Et prolonge mes veilles...

Avant que le soir ne tombe
Avant d'être dans la tombe
Une minute
Au soleil

Au marais de la plage
Je suis dans une bulle
A l'abri de Chronos
Et de tous ses présages

Je me relève
Je plonge nu
Dans l'eau glaciale
Et le charme est rompu.
Par Dimitri Patchev - Publié dans : Rêves d'aujourd'hui - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 16:36

Par Dimitri Patchev - Publié dans : Les rêveries du coeur endormi - Communauté : L'âme du poète
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